Sommaire de l'article
- L’euro en Croatie depuis 2023 : oubliez la kuna
- Où la carte bancaire suffit largement
- Où le liquide reste indispensable
- Distributeurs (bankomat) : lesquels choisir, lesquels éviter
- Combien coûte vraiment un retrait en Croatie
- Le piège de la conversion dynamique (DCC)
- Quelle carte utiliser pour limiter les frais
- Pourboires : liquide ou carte ?
- Combien de liquide prévoir concrètement
- Ce qu’il faut retenir
Vous partez en Croatie et vous ne savez pas s’il faut retirer des espèces avant le départ, sur place, ou si la carte suffit largement ? Bonne nouvelle : la question est plus simple qu’avant, mais elle cache encore quelques pièges bien réels — DCC, distributeurs à commission cachée, kunas obsolètes qui traînent encore sur certains blogs. Voici ce qu’il faut vraiment savoir avant de faire vos valises.
L’euro en Croatie depuis 2023 : oubliez la kuna
Si vous avez lu un guide un peu ancien, vous avez peut-être vu le mot « kuna ». C’est dépassé : la Croatie a adopté l’euro le 1er janvier 2023, en même temps qu’elle rejoignait l’espace Schengen. La kuna a coexisté avec l’euro pendant deux semaines puis a perdu son cours légal le 15 janvier 2023. Aujourd’hui, tout se paie en euros, exactement comme en France.
Si vous avez de vieilles kunas dans un tiroir suite à un précédent voyage, elles ne sont plus acceptées nulle part sur place — ni dans les commerces, ni dans les banques commerciales. Seuls les billets de kuna restent échangeables contre des euros, sans limite de temps, à la Banque nationale croate (Hrvatska narodna banka, HNB), en agence. Les pièces, elles, ne sont plus échangeables du tout depuis le 31 décembre 2025. En pratique, ça veut dire un détour à Zagreb ou une opération par courrier pour les billets : pas pratique pour un touriste de passage. Autant les laisser en souvenir.
Où la carte bancaire suffit largement
Depuis le passage à l’euro et le développement du sans contact, la carte est devenue beaucoup plus utile qu’il y a cinq ans. Vous pouvez payer par carte sans souci dans :
- Les hôtels, appartements et campings (même les petites structures)
- Les restaurants établis, y compris dans les vieilles villes de Dubrovnik ou Split
- Les supermarchés (Konzum, Tommy, Lidl, Spar)
- Les stations-service sur les grands axes
- La plupart des boutiques de souvenirs en zone touristique
- Les excursions et activités réservées en ligne (bateaux, plongée, visites guidées)
Le sans contact est très répandu, même pour de petits montants (2-3 €), ce qui simplifie beaucoup la vie au quotidien par rapport à d’autres pays méditerranéens.
Où le liquide reste indispensable
Le piège classique : penser qu’on peut voyager 100% carte en Croatie. Sur le terrain, plusieurs situations demandent encore des espèces :
- Les marchés (fruits, légumes, poissonniers, marchés aux puces) — quasiment jamais de terminal de paiement
- Les petits konobas familiaux, surtout à l’intérieur des terres ou sur les îles peu touristiques
- Les kiosques à journaux, glaces ou boissons
- Les parkings à horodateur dans certaines villes côtières, où la machine n’accepte parfois que pièces ou SMS local
- Les toilettes publiques payantes (0,50 à 1 €), fréquentes près des plages
- Les taxis non officiels ou les petites navettes de bateau entre îles
- Les pourboires, qui se donnent quasi systématiquement en espèces
Sur les îles moins fréquentées (Vis, Lastovo, Mljet, une partie de Korčula ou Brač en dehors des ports principaux), le réseau de distributeurs est plus clairsemé et les petits commerces préfèrent nettement le cash. Si vous partez en road trip dans notre guide sur la location de voiture en Croatie, gardez toujours 10-20 € en petites coupures pour les parkings et péages.
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Distributeurs (bankomat) : lesquels choisir, lesquels éviter
En croate, un distributeur automatique se dit bankomat. Vous en trouverez facilement dans toutes les villes et la plupart des villages côtiers. Mais tous ne se valent pas.
À privilégier : les distributeurs installés devant une agence bancaire physique croate — PBZ (Privredna banka Zagreb), Zagrebačka banka (ZABA), Erste Bank ou OTP banka. Ce sont les grandes banques du pays, leurs distributeurs appliquent des frais raisonnables et proposent presque toujours l’option « paiement en EUR sans conversion ».
À éviter autant que possible : les distributeurs autonomes de marque Euronet, souvent reconnaissables à leur couleur jaune ou bleue vif, très présents près des zones touristiques, aéroports et vieilles villes. Ce ne sont pas des distributeurs de banque mais des opérateurs indépendants qui appliquent des taux de change nettement moins avantageux et poussent systématiquement la conversion dynamique. Ils ne sont pas dangereux, juste chers — comptez parfois 5 à 10 % de plus qu’un distributeur bancaire classique pour le même retrait.
Combien coûte vraiment un retrait en Croatie
Même avec une carte française classique (pas de frais de change puisque la Croatie est en zone euro), un retrait au distributeur en Croatie inclut généralement :
| Type de frais | Montant approximatif |
|---|---|
| Frais fixes du distributeur croate | 3,50 à 8 € par retrait |
| Commission du distributeur (souvent en %) | 2,5 % à 4 % du montant retiré |
| Frais de retrait à l’étranger de votre banque française | 0 à 5 € selon votre banque et forfait |
Concrètement, sur un retrait de 150 €, vous pouvez perdre entre 5 et 15 € en frais cumulés selon le distributeur et votre banque. Sur deux ou trois retraits pendant un séjour de deux semaines, la différence entre une banque traditionnelle et une carte adaptée aux voyages peut représenter 20 à 40 €.
Astuce simple : faites moins de retraits mais plus gros. Un retrait de 200-250 € coûte les mêmes frais fixes qu’un retrait de 50 €, donc autant limiter le nombre d’opérations plutôt que le montant.
Le piège de la conversion dynamique (DCC)
C’est le piège numéro un, aussi bien au distributeur qu’en payant par carte dans un restaurant ou une boutique. Au moment de valider votre retrait ou paiement, l’écran vous propose souvent deux options :
- « Charge in EUR » ou « Sans conversion » → à choisir systématiquement
- « Charge in [votre devise] » ou « Avec conversion » → à refuser toujours
Cette deuxième option s’appelle la conversion dynamique de devises (DCC). Le taux de change appliqué est fixé par le distributeur ou le commerçant lui-même, et il est presque toujours moins avantageux que celui de votre banque. La différence peut atteindre 5 à 10 % sur le montant total. Comme la Croatie utilise déjà l’euro, un touriste français ne devrait normalement jamais voir cette option s’afficher — mais elle apparaît parfois quand même sur certains distributeurs Euronet mal configurés, en proposant un affichage en dollars ou en livres par défaut. Si un écran vous propose une conversion, refusez-la et choisissez l’euro.
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Quelle carte utiliser pour limiter les frais
Comme il n’y a pas de conversion de devise à faire (zone euro), l’essentiel des frais vient des commissions de retrait, pas du taux de change. Plusieurs options pour les limiter :
- Votre carte bancaire classique française : fonctionne partout, mais vérifiez les conditions de retrait à l’étranger de votre banque avant de partir (certaines appliquent des frais fixes par retrait même en zone euro).
- Cartes néobanques (Wise, Revolut, N26, Boursorama) : la plupart proposent un quota de retraits gratuits par mois (souvent 2 à 3 retraits ou un plafond autour de 200 €), au-delà duquel une petite commission s’applique. Idéal pour un séjour de 1 à 2 semaines si vous activez la carte avant de partir.
- Cash apporté de France : possible si vous avez déjà des euros, mais évitez de changer de l’argent dans un bureau de change à l’aéroport croate — les taux y sont rarement compétitifs, ce n’est plus nécessaire depuis le passage à l’euro.
Pour le reste de votre organisation financière avant le départ, notre guide du budget pour la Croatie détaille les dépenses moyennes par poste (hébergement, repas, activités) pour estimer combien prévoir au total.
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Pourboires : liquide ou carte ?
En Croatie, le pourboire n’est pas obligatoire mais il est courant et apprécié dans les restaurants et pour les guides ou chauffeurs. La norme est d’arrondir la note ou d’ajouter environ 10 % dans les restaurants, un peu moins dans les cafés. Le pourboire se donne presque toujours en liquide, même quand l’addition est réglée par carte, car cela permet au personnel de le recevoir directement plutôt que de passer par le système de caisse. Gardez systématiquement quelques pièces et petits billets en euros pour cet usage.
Combien de liquide prévoir concrètement
Une règle simple qui fonctionne pour la plupart des voyageurs :
- 30 à 50 € en espèces par jour et par personne pour les dépenses courantes (marchés, cafés, parkings, pourboires, petites boutiques)
- Un seul retrait conséquent à l’arrivée (150-250 €) plutôt que plusieurs petits retraits, pour limiter les frais fixes
- Un complément de 50-100 € si votre itinéraire inclut des îles peu touristiques ou plusieurs jours de road trip loin des grandes villes
Pour tout le reste (hébergement réservé en ligne, restaurants établis, essence, activités), la carte prend le relais sans souci.
Ce qu’il faut retenir
La Croatie utilise l’euro depuis 2023, ce qui simplifie beaucoup les choses par rapport à avant — plus de kuna à gérer, plus de change compliqué. La carte fonctionne très bien dans les villes et l’hébergement, mais gardez toujours 30-50 € de liquide par jour pour les marchés, konobas, parkings et pourboires. Retirez au distributeur d’une vraie banque croate (PBZ, ZABA, Erste), évitez les distributeurs Euronet, et refusez systématiquement la conversion dynamique (DCC) si elle s’affiche.
Pour compléter votre préparation, consultez aussi notre guide des formalités pour la Croatie, notre guide du budget et notre guide de la carte SIM et internet.
Questions fréquentes
Faut-il encore utiliser des kunas en Croatie en 2026 ?
Non. La Croatie a adopté l'euro le 1er janvier 2023 et la kuna n'a plus cours légal depuis le 15 janvier 2023, à la fin de la période de double circulation. Si vous avez de vieilles kunas d'un voyage précédent, elles ne sont plus utilisables sur place : seuls les billets restent échangeables sans limite de temps à la Banque nationale croate (HNB), en agence — les pièces, elles, ne sont plus échangeables du tout depuis fin 2025. Oubliez les articles qui parlent encore de kunas, ils datent d'avant 2023.
La carte bancaire est-elle acceptée partout en Croatie ?
Dans les villes touristiques (Dubrovnik, Split, Zagreb, Zadar, Rovinj) et dans la plupart des hôtels, restaurants établis, stations-service et supermarchés, oui, sans problème, y compris sans contact. En revanche, sur les marchés, dans les petits konobas familiaux, certains kiosques, parkings à horodateur et sur les îles moins touristiques, le liquide reste souvent indispensable.
Quels distributeurs éviter en Croatie ?
Évitez les distributeurs autonomes de marque Euronet (souvent jaunes, très présents près des zones touristiques) : ils appliquent des taux de change défavorables et poussent systématiquement la conversion dynamique (DCC). Privilégiez les distributeurs rattachés à une vraie banque croate : PBZ, Zagrebačka banka (ZABA), Erste Bank ou OTP, généralement installés devant leurs agences.
Faut-il accepter la conversion en euros proposée par le distributeur ?
Non, il faut toujours refuser la conversion dynamique de devises (DCC), c'est-à-dire l'option qui affiche le montant dans votre devise d'origine plutôt qu'en euros. Choisissez toujours 'paiement/retrait en EUR' ou 'sans conversion' : c'est votre banque française qui appliquera le taux de change, presque toujours plus avantageux que celui imposé par le distributeur ou le terminal de paiement.
Combien de liquide prévoir pour un voyage en Croatie ?
Comptez environ 30 à 50 € en espèces par jour et par personne pour les dépenses courantes (marchés, cafés, parkings, pourboires), un peu plus si vous prévoyez des îles ou des zones rurales avec peu de distributeurs. Un seul gros retrait à l'arrivée (150-250 €) suffit généralement pour une semaine si vous complétez avec la carte pour l'hébergement et les gros achats.
Quelle carte bancaire choisir pour éviter les frais en Croatie ?
Comme la Croatie est en zone euro, une carte française classique n'a en théorie pas de frais de change puisqu'il n'y a pas de conversion à faire. Les frais viennent surtout des retraits au distributeur (commission fixe + pourcentage). Pour les limiter, les cartes Wise, Revolut ou N26 proposent des retraits gratuits jusqu'à un certain plafond mensuel, ce qui reste la solution la plus économique pour un séjour de deux semaines ou plus.