Sommaire de l'article
- Pula : la Rome adriatique
- L’Arène de Pula : un amphithéâtre hors du commun
- Le temple d’Auguste et le Forum
- L’arc des Serges et les portes romaines
- Poreč et la basilique euphrasienne
- La basilique euphrasienne : les mosaïques byzantines
- La vieille ville de Poreč
- Les plages et la côte de Poreč
- Rovinj : la ville la plus romantique d’Istrie
- L’Istrie intérieure : villages perchés et truffes
- Motovun : la capitale des truffes
- Grožnjan : le village des artistes
- Pazin et la grotte de Pazin
- Gastronomie istrienne : truffes, vins et pâtes
- Les pâtes istriennes : fuži et pljukanci
- La truffe blanche d’Istrie
- Malvazija et Teran : les vins emblématiques
- L’huile d’olive d’Istrie
- Plages et littoral istriens
- La presqu’île de Kamenjak
- Les îles Brijuni
- Informations pratiques
- Comment se rendre en Istrie
- Se déplacer en Istrie
- Budget
- Quand partir
- Notre conseil final
L’Istrie est la grande surprise de la Croatie. Pendant que les voyageurs se pressent vers Dubrovnik et les îles dalmates, cette péninsule triangulaire accrochée au nord-ouest de l’Adriatique déroule ses collines de vignes, ses villages de pierre perchés sur des éperons rocheux, ses villes romaines et ses plages transparentes dans une relative tranquillité. L’Istrie est partagée entre la Croatie, la Slovénie et une petite bande italienne autour de Muggia, mais c’est la partie croate qui en concentre l’essentiel du patrimoine, de la gastronomie et du tourisme.
Ce n’est pas un hasard si l’Istrie est souvent surnommée la “Toscane de l’Adriatique”. Les ressemblances frappent dès les premières heures : cyprès le long des routes sinueuses, villas de pierre au milieu des vignes, marchés de truffes blanches en automne, cuisine qui marie l’influence dalmate, italienne et slave avec une aisance déconcertante. Mais l’Istrie a une âme bien à elle, forgée par des siècles de domination vénitienne, autrichienne et italienne avant de rejoindre la Yougoslavie puis la Croatie indépendante en 1991.
🏛️ Pula : la Rome adriatique

Pula est la grande ville d’Istrie, chef-lieu de la région, et l’une des villes les mieux dotées en patrimoine romain de toute la Méditerranée orientale. Ce n’est pas une exagération : les Romains ont construit ici dès le Ier siècle avant J.-C. une cité dont les monuments ont traversé deux mille ans en un état de conservation remarquable.
L’Arène de Pula : un amphithéâtre hors du commun
L’arène romaine de Pula (Arena Pula) est l’un des amphithéâtres romains les mieux conservés du monde. Construite entre le Ier siècle avant J.-C. et le Ier siècle après J.-C., elle pouvait accueillir environ 24 000 spectateurs pour des combats de gladiateurs et des spectacles nautiques. Elle se distingue de l’arène de Vérone et du Colisée de Rome par son état de conservation exceptionnel des façades extérieures, avec ses trois rangées d’arcades superposées qui se reflètent dans le port de Pula au lever du soleil. Aujourd’hui, l’arène accueille en été des concerts, des festivals de cinéma (le Festival du film de Pula est l’un des plus anciens de Croatie) et des spectacles sous les étoiles.
Le temple d’Auguste et le Forum
Le temple d’Auguste (Augustov hram), sur le Forum romain de Pula, est l’un des monuments romains les mieux préservés de toute la région adriatique. Construit entre 2 avant J.-C. et 14 après J.-C. pour honorer l’Empereur Auguste, il est caractérisé par son portique tétrastyle (quatre colonnes à l’avant) et ses ornements de marbre finement sculptés. Le Forum environnant, aujourd’hui place piétonne animée de cafés et de terrasses, occupait autrefois le cœur administratif de la Colonia Pietas Iulia Pola.
L’arc des Serges et les portes romaines
La Porte Herculéenne et la Porte Dorée sont d’autres vestiges de l’enceinte romaine de Pula. L’arc dit “des Serges” (Slavoluk Sergijevaca), érigé à la fin du Ier siècle avant J.-C. (vers 29-27 av. J.-C.) par la famille Sergia pour commémorer la bataille d’Actium (31 av. J.-C.), est le monument le plus photographié de la ville — James Joyce séjourna à Pula en 1904 et 1905 pour enseigner l’anglais ; une plaque sur une des maisons de la vieille ville rappelle son passage.
Où dormir à Pula
Appartements près de l’arène, hôtels face au port, hébergements avec vue sur l’Adriatique.
⛪ Poreč et la basilique euphrasienne

Poreč est la grande station balnéaire de la côte ouest istrienne, mais elle abrite aussi l’un des joyaux de l’art byzantin en Occident : la basilique euphrasienne (Eufrazijeva bazilika), classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997.
La basilique euphrasienne : les mosaïques byzantines
Construite au milieu du VIe siècle par l’évêque Euphrasius sur les fondations d’une basilique plus ancienne, l’église est un chef-d’œuvre de l’architecture paléochrétienne. Ses mosaïques dorées de l’abside, représentant la Vierge en majesté entourée de saints et de l’évêque Euphrasius lui-même, sont parmi les plus belles et les plus complètes de toute la période byzantine en dehors de Ravenne. Le complexe comprend l’église principale, un baptistère du VIe siècle, un atrium à colonnes et un campanile accessible offrant une vue sur les toits de Poreč et la mer.
La vieille ville de Poreč
La vieille ville de Poreč occupe une petite péninsule allongée dans l’Adriatique, dont les rues principales suivent le plan du cardo et du decumanus romains. Le Decumanus est l’artère commerçante principale, bordée de maisons vénitiennes aux façades ornées. La promenade sur le rempart côtier au coucher du soleil est l’un des moments les plus agréables de la ville — les tons dorés de l’Adriatique se reflètent sur les façades de pierre blanche.
Les plages et la côte de Poreč
La région de Poreč est bordée d’une côte découpée en criques et en baies. Le parc naturel de Brijuni (en croate : Brijuni), un archipel d’îles à environ 2 km au large de Fažana, sur la côte sud-ouest de l’Istrie (près de Pula), est l’un des parcs nationaux les moins connus de Croatie mais parmi les plus beaux. Autrefois résidence estivale du maréchal Tito, il est accessible uniquement en bateau depuis Fažana et offre des paysages méditerranéens préservés, une faune sauvage (daims, paons) et des ruines romaines.
🎨 Rovinj : la ville la plus romantique d’Istrie

Rovinj est unanimement reconnue comme la plus belle ville d’Istrie — et beaucoup la placent parmi les plus belles villes côtières d’Europe. Son centre historique s’élève sur une petite île (aujourd’hui reliée au continent) dont les maisons de couleurs vives grimpent en cercles concentriques jusqu’à l’église Saint-Euphémie. Notre guide de Rovinj détaille les incontournables de la ville, mais voici l’essentiel.
La vieille ville de Rovinj se parcourt uniquement à pied, dans un labyrinthe de ruelles pavées trop étroites pour les voitures. Les maisons aux façades ocre, rose et terracotta, aux volets en bois et aux balcons fleuris, sont le cadre idéal d’une passeggiata au coucher du soleil. Le campanile de l’église Saint-Euphémie, visible depuis la mer à des kilomètres, est l’emblème de la ville.
Le port de Rovinj — avec ses bateaux de pêche, ses goélettes et ses catamarans de croisière — est animé du matin au soir. Les galeries d’art prolifèrent dans la vieille ville, faisant de Rovinj l’un des centres artistiques les plus vivants de la côte adriatique.
Activités et excursions depuis Rovinj
Croisières sur les îles, kayak de mer, plongée dans les eaux cristallines de l’Adriatique istrienne.
🌿 L’Istrie intérieure : villages perchés et truffes

L’Istrie intérieure — souvent ignorée des voyageurs pressés par la côte — est pourtant la partie la plus authentique et la plus surprenante de la péninsule. Une succession de collines couvertes de vignes, d’oliviers et de forêts de chênes mène à des villages médiévaux perchés sur des éperons rocheux, dont certains comptent à peine quelques dizaines d’habitants permanents.
Motovun : la capitale des truffes
Motovun (Montona en italien) est le village perché le plus célèbre d’Istrie. Juché à environ 277 mètres sur une colline isolée au-dessus de la vallée de la Mirna, il domine les forêts de chênes où se trouvent les truffes blanches et noires les plus réputées de Croatie. La forêt de Motovun est reconnue comme l’une des plus riches zones de truffe blanche d’Europe, aux côtés du Périgord et de l’Ombrie.
Les marchés aux truffes de l’automne (généralement d’octobre à novembre) attirent des épicuriens du monde entier. Des caveurs locaux et leurs chiens entraînés proposent dès l’aube leurs trouvailles, et les restaurants des environs servent des menus entièrement dédiés à la truffe : pâtes fraîches à la truffe blanche, risottos, fromages affinés aux truffes. Les Girgič et autres producteurs locaux vendent des huiles de truffe, des conserves et des truffes fraîches sur les marchés.
Le village lui-même mérite une heure de déambulation dans ses ruelles médiévales enserrées dans de doubles remparts vénitiens. La vue sur la vallée depuis les fortifications est l’une des plus belles de toute l’Istrie intérieure.
Grožnjan : le village des artistes
Grožnjan (Grisignana en italien) est souvent appelé le “village des artistes”. Perché sur une colline à environ 288 mètres d’altitude au-dessus de la vallée du Mirna, ce village de moins de 200 habitants permanents a été repris dans les années 1960-1970 par des artistes et des musiciens après un exode rural massif. Aujourd’hui, ses maisons en pierre abritent des dizaines de galeries, d’ateliers de poterie, de peinture et de sculpture, et des studios de musique.
En été, Jeunesses Musicales Croatia organise des stages et des concerts dans le cadre médiéval du village — une atmosphère unique qui mêle la création contemporaine et le patrimoine séculaire. Les ruelles sont désertes hors saison (l’hiver, Grožnjan est quasi-fantôme) mais explosent de vie artistique de juin à septembre.
Pazin et la grotte de Pazin
Pazin est la capitale administrative de l’Istrie, une ville de taille moyenne peu connue du tourisme mais qui possède un site naturel exceptionnel : la grotte de Pazin (Pazinska jama). La rivière Pazinčica disparaît dans un gouffre karstique de 100 mètres de profondeur au pied du château médiéval de Pazin — Jules Verne s’est inspiré de ce paysage vertigineux pour son roman Mathias Sandorf (1885). On peut descendre dans la grotte lors de visites guidées et suivre le parcours souterrain de la rivière.
Location de voiture en Istrie
Indispensable pour explorer l’Istrie intérieure, ses villages perchés et ses oliveraies à votre rythme.
🍽️ Gastronomie istrienne : truffes, vins et pâtes
La gastronomie istrienne est l’une des plus riches et des plus complexes de Croatie. Héritière d’influences italiennes (pâtes fraîches, risottos, charcuteries), dalmates (poissons grillés, agneau) et de l’arrière-pays avec ses truffes et ses champignons sauvages, la cuisine d’Istrie est une destination en elle-même.
Les pâtes istriennes : fuži et pljukanci
Les fuži sont les pâtes fraîches emblématiques de l’Istrie : des petits rouleaux de pâte faits à la main, creusés d’une cavité centrale, servis le plus souvent à la truffe blanche (tartufi), au gibier ou à la viande mijotée. Les pljukanci sont des pâtes allongées et irrégulières, roulées à la main, à la texture plus rustique — servies en sauce à la truffe noire, au ragoût de veau ou aux champignons sauvages. Ces deux types de pâtes sont le symbole culinaire de l’intérieur istrienne et s’écartent radicalement des influences dalmates de la côte.
La truffe blanche d’Istrie
L’Istrie produit des truffes blanches (tartufo bianco, en croate bijeli tartuf) et des truffes noires d’une qualité exceptionnelle. La saison de la truffe blanche va généralement d’octobre à décembre ; la truffe noire est disponible presque toute l’année. Les restaurants d’Istrie intérieure, surtout autour de Motovun et Buzet, proposent en automne des menus entièrement à la truffe à des prix bien inférieurs à ceux pratiqués dans le Périgord ou en Ombrie pour une qualité comparable.
Malvazija et Teran : les vins emblématiques
Malvazija Istarska (Malvoisie d’Istrie) est le cépage blanc roi de la péninsule. Son vin est léger, floral, légèrement pétillant dans ses versions les moins fermentées, avec des notes de fleur blanche et de fruits à chair jaune. Il accompagne à merveille les poissons grillés, les fruits de mer et les pâtes légères. Teran est le grand rouge d’Istrie, issu d’un cépage autochtone aux tanins présents et à la couleur pourpre intense, avec une acidité vive et des arômes de cerise noire et de sous-bois. Il supporte les plats de truffe, les viandes mijotées et les fromages affinés. Pour approfondir, notre guide sur les vins de Croatie décrit les cépages régionaux et les appellations.
L’huile d’olive d’Istrie
L’Istrie produit une huile d’olive extra-vierge régulièrement primée dans les concours internationaux. Les oliviers centenaires de la variété Buža (indigène istrienne) donnent une huile au goût fruité, légèrement amer et épicé. Les oliveraies de la côte ouest, notamment autour de Fažana et de Vodnjan, proposent des dégustations et des ventes directes.
🏖️ Plages et littoral istriens
La côte istrienne est moins spectaculaire que les plages de Dalmatie, mais elle possède une beauté discrète : des criques rocheuses aux eaux turquoise, des plages de galets entourées de pins, des camping-sites en bord de mer et quelques stations balnéaires bien équipées.
La presqu’île de Kamenjak
À la pointe sud de l’Istrie, la presqu’île de Kamenjak (Rt Kamenjak) est le site naturel le plus préservé de la côte istrienne. Protégée en tant que parc naturel régional, cette langue de terre d’environ 3,4 km de long offre une cinquantaine de criques et de petites plages, souvent accessibles uniquement à pied ou à vélo depuis le parking d’entrée. Les eaux sont peu profondes, transparentes et d’un bleu-vert intense en été. Un spot de surf existe sur la côte sud exposée aux vents de bora.
Les îles Brijuni
Les îles Brijuni (Parc National de Brijuni, Nacionalni park Brijuni) forment un archipel de 14 îles et îlots à environ 2 km au large de Fažana. La grande île (Veliki Brijun) abrite d’importantes ruines romaines et byzantines, ainsi qu’une villa d’époque utilisée comme résidence estivale par Tito puis par des chefs d’État invités. Aujourd’hui parc national, Brijuni est accessible uniquement en bateau organisé depuis Fažana (pas de ferries indépendants) et offre des paysages méditerranéens exceptionnels, une faune semi-sauvage et des plages quasiment désertes en dehors des groupes guidés.
Vols Paris – Pula
Des vols directs saisonniers relient la France à l’aéroport de Pula, porte d’entrée de l’Istrie.
📋 Informations pratiques
Comment se rendre en Istrie
En avion : l’aéroport de Pula (Pula Airport, PUY) est le principal aéroport de la région, desservi par des vols directs saisonniers depuis plusieurs villes françaises. Des vols low-cost complètent l’offre en haute saison. L’aéroport se trouve à environ 7 km du centre de Pula.
En voiture : depuis la France ou l’Italie du Nord, l’accès se fait par l’autoroute italienne puis par le poste frontière de Trieste-Fernetti ou Trieste-Rabuiese pour rejoindre l’autoroute istrienne (A9). La route est agréable et rapide depuis Trieste jusqu’à la pointe de l’Istrie — une entrée en matière souvent spectaculaire avec la première vue sur l’Adriatique.
En bus : des lignes de bus relient Zagreb à Pula (environ 3h-3h30 selon la route) et des connexions régionales desservent Rovinj, Poreč et les principales villes istriennes.
Se déplacer en Istrie
Le réseau de bus régionaux (autobusni kolodvor) couvre les principales villes côtières et quelques villages intérieurs, mais les fréquences peuvent être faibles hors saison. Pour explorer l’Istrie intérieure et ses villages perchés, la location de voiture est indispensable. Les routes secondaires istriennes sont en très bon état et les distances sont courtes : Pula à Rovinj compte environ 35 km, Rovinj à Poreč environ 35 km, Pula à Pazin environ 50-53 km.
Budget
L’Istrie est dans l’ensemble légèrement plus onéreuse que la Dalmatie centrale, mais reste très abordable comparée à l’Italie voisine. Pour plus de détails, notre guide sur le budget en Croatie donne des fourchettes actualisées pour l’hébergement, la restauration et les transports.
Quand partir
Notre article sur la meilleure période pour visiter la Croatie développe les nuances entre les différentes régions. Pour l’Istrie, la saison s’étend en pratique d’avril à octobre, avec une haute saison balnéaire de mi-juin à fin août. Le printemps et l’automne sont les saisons préférées pour l’agrotourisme, la gastronomie (truffes en automne, asperges sauvages au printemps) et la randonnée dans l’intérieur.
🎒 Notre conseil final
L’Istrie récompense les voyageurs qui résistent à l’appel des plages pour passer au moins une journée dans les terres. Louer une voiture depuis Pula ou Rovinj, prendre la direction de Motovun par la route de la vallée de la Mirna, déjeuner dans une ferme istrienne avec des fuži à la truffe et un verre de Malvazija locale, puis continuer vers Grožnjan pour le coucher de soleil depuis les remparts : voilà l’expérience istrienne dans toute sa plénitude.
La Croatie est souvent associée à Dubrovnik et à la Dalmatie. Mais pour ceux qui cherchent une Méditerranée moins balisée, plus authentique, mêlant vignes, patrimoine romain, villages d’artistes et truffes dans un même paysage : l’Istrie est peut-être la plus belle révélation du pays. Pour intégrer l’Istrie dans un circuit complet, notre guide du road trip en Croatie propose un itinéraire qui relie l’Istrie à la Dalmatie via le golfe du Kvarner.
Questions fréquentes
Combien de jours faut-il pour visiter l'Istrie ?
Un minimum de 4 à 5 jours permet de voir les incontournables : Pula et son amphithéâtre, Poreč et la basilique, Rovinj pour une nuit ou deux, et quelques villages de l'intérieur. Une semaine est idéale pour explorer la côte et l'Istrie intérieure à un rythme serein, avec des haltes dans les oliveraies et les caves à vins.
Quelle est la meilleure période pour visiter l'Istrie ?
Juin et septembre sont les mois parfaits : mer chaude, foule raisonnable, hébergements plus accessibles qu'en plein été. Juillet-août offre une animation maximale mais les stations balnéaires sont très fréquentées. Mai et octobre conviennent parfaitement pour les villages de l'intérieur, la gastronomie et la culture, hors saison estivale.
Comment se rendre en Istrie depuis la France ?
L'aéroport de Pula (PUY) est desservi par des vols directs saisonniers depuis plusieurs villes françaises. L'aéroport de Rijeka (RJK) est une alternative côté Kvarner. Depuis Zagreb, des bus et des voitures permettent de rejoindre l'Istrie en environ 2h30-3h. En voiture depuis Paris, comptez environ 13-14 heures en passant par l'Italie du Nord et Trieste.
L'Istrie est-elle chère par rapport au reste de la Croatie ?
L'Istrie est en général légèrement plus chère que la Dalmatie centrale, notamment en haute saison dans les stations balnéaires comme Rovinj ou Poreč. En revanche, l'Istrie intérieure (Motovun, Grožnjan, Pazin) propose des hébergements et des repas à des prix bien plus raisonnables. Globalement, le rapport qualité-prix reste excellent, surtout hors juillet-août.
Peut-on visiter l'Istrie sans voiture ?
Les grandes villes côtières (Pula, Poreč, Rovinj) sont reliées entre elles par des bus régionaux. Cependant, pour explorer l'Istrie intérieure et ses villages perchés (Motovun, Grožnjan, Oprtalj), une voiture de location est très fortement recommandée. Les routes secondaires sont en bon état et la conduite est agréable hors saison estivale.
Vaut-il mieux loger à Rovinj, Poreč ou Pula ?
Chaque base a ses avantages. Rovinj est la plus romantique et la mieux préservée, idéale pour un séjour court. Poreč est plus familiale, avec de nombreux complexes hôteliers et un accès facile à la basilique. Pula est plus animée toute l'année et mieux reliée, avec les meilleures connexions de transport. Pour un circuit de l'Istrie, Rovinj comme base centrale est souvent le meilleur choix.