Sommaire de l'article
- Qu’est-ce que la taxe de séjour croate ?
- Combien coûte la taxe de séjour en 2026 ?
- Qui doit payer, et qui en est exempté ?
- Comment et quand la taxe est-elle réglée ?
- Le cas particulier des bateaux de plaisance
- Pourquoi le montant varie autant d’une ville à l’autre
- Comment vérifier le montant avant de réserver
- Ce qu’il faut retenir
Un détail surprend souvent les voyageurs à leur arrivée en Croatie : un petit montant en espèces réclamé par l’hébergeur, en plus du prix déjà payé sur Booking ou Airbnb. Ce n’est ni une erreur ni une arnaque, mais la taxe de séjour croate, appelée localement turistička pristojba. Voici combien elle coûte réellement selon les villes, qui doit la payer, et comment éviter la mauvaise surprise au moment de régler la note.
Qu’est-ce que la taxe de séjour croate ?
La turistička pristojba est une taxe touristique obligatoire, prélevée par nuit et par personne dans quasiment tous les types d’hébergement du pays : hôtels, campings, appartements privés, chambres chez l’habitant, et même bateaux de plaisance. Elle finance les infrastructures touristiques locales (promenades, plages, signalétique, offices de tourisme) et varie d’une commune à l’autre, ce qui explique pourquoi son montant n’est jamais tout à fait le même entre Dubrovnik, Split ou un petit village d’Istrie.
Elle est distincte du prix de la chambre ou de l’appartement : c’est une ligne à part, réglementée au niveau national mais fixée localement, un peu comme la taxe de séjour en France dans les communes touristiques.
Combien coûte la taxe de séjour en 2026 ?

Le montant standard tourne autour de 1 € par adulte et par nuit, mais il varie sensiblement selon la destination et la saison :
- Dubrovnik (catégorie A) : 1,86 € par nuit en haute saison (avril à septembre), et 1,33 € le reste de l’année. C’est la ville la plus chère du pays sur ce point, à l’image de sa forte fréquentation touristique.
- Split et Istrie (Rovinj, Poreč, Makarska — catégorie B) : 1,60 € par nuit en haute saison, 1,06 € hors saison.
- Zones moins touristiques (Slavonie, petites villes du Kvarner, îles secondaires) : souvent autour de 1 €, parfois moins.
Sur un séjour d’une semaine à deux, pour un couple, cela représente rarement plus de 20 à 50 € au total — une somme modeste, mais qui mérite d’être anticipée pour ne pas être prise au dépourvu à l’arrivée, surtout si le paiement est exigé en liquide.
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Qui doit payer, et qui en est exempté ?
La règle est simple et s’applique dans tout le pays :
- Moins de 12 ans : exonération totale, aucun montant à payer.
- 12 à 18 ans : tarif réduit, généralement à 50 % du tarif adulte.
- 18 ans et plus : tarif plein.
Certaines communes prévoient des exonérations supplémentaires (personnes en situation de handicap accompagnées d’un aidant, groupes scolaires encadrés), mais ce n’est pas automatique partout : si votre situation entre dans ces cas particuliers, mieux vaut vérifier directement avec l’hébergeur avant le départ.
Comment et quand la taxe est-elle réglée ?
C’est le point qui surprend le plus de voyageurs, car la pratique diffère selon le type d’hébergement :
- Hôtels et grandes résidences : la taxe de séjour est en général déjà incluse dans le prix affiché lors de la réservation. Rien à régler en plus sur place.
- Hébergements privés (chambres, studios, appartements chez l’habitant, jusqu’à 4 lits principaux) : les propriétaires ont le droit légal de la facturer séparément, souvent en espèces, à l’arrivée ou au départ. C’est une pratique très répandue en Croatie, liée au système national d’enregistrement des touristes (eVisitor), qui impose à chaque hébergeur de déclarer nominativement ses hôtes et la taxe correspondante.
Concrètement : gardez toujours quelques billets en euros de côté à l’arrivée, même si vous comptez régler l’essentiel du séjour par carte. C’est aussi l’occasion de vérifier les conditions précises de paiement sur place, un sujet détaillé dans notre guide argent liquide vs carte bancaire en Croatie.
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Le cas particulier des bateaux de plaisance
Si votre séjour inclut la location d’un voilier, d’un catamaran ou d’un bateau à moteur pour naviguer entre les îles dalmates, une taxe de séjour spécifique aux plaisanciers s’applique, distincte de celle des hébergements terrestres. Elle se calcule selon la durée de la navigation et le nombre de personnes à bord, et se règle généralement en ligne via le portail dédié de la Communauté croate du tourisme, souvent directement pris en charge par le loueur dans le cadre du contrat de location.
Si vous prévoyez ce type d’excursion, mieux vaut poser la question explicitement à l’agence de location au moment de la réservation, pour savoir si cette taxe est incluse dans le forfait ou à régler séparément.
Pourquoi le montant varie autant d’une ville à l’autre

La taxe de séjour croate n’est pas fixée une fois pour toutes au niveau national : chaque commune touristique peut ajuster son tarif dans une fourchette réglementaire, en fonction de sa catégorie touristique et de la saison. C’est ce qui explique que Dubrovnik, ville la plus visitée et la plus chère du pays sur presque tous les postes de budget, applique aussi la taxe la plus élevée — un différentiel à garder en tête si vous comparez plusieurs destinations pour un même voyage, par exemple entre Dubrovnik et Split.
Cette variation saisonnière (haute saison avril-septembre vs basse saison le reste de l’année) suit la même logique que les prix de l’hébergement lui-même : plus la période est demandée, plus le montant grimpe.
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Comment vérifier le montant avant de réserver
Pour éviter toute surprise à l’arrivée, trois réflexes simples :
- Lire les conditions de réservation sur Booking, Airbnb ou le site de l’hébergement : la mention “taxe de séjour non incluse” ou “city tax excluded” doit apparaître clairement si elle est due séparément.
- Contacter directement l’hébergeur avant le départ pour confirmer le montant exact et le mode de paiement accepté (espèces uniquement, ou carte possible).
- Prévoir une petite réserve d’espèces en euros, calculée sur la base d’environ 1,60 à 1,86 € par adulte et par nuit dans les grandes villes touristiques, pour ne jamais être pris au dépourvu.
Ce montant reste marginal à l’échelle d’un budget de voyage global : il vaut mieux l’intégrer dès la préparation, aux côtés des autres postes de dépense détaillés dans notre guide du budget pour la Croatie, plutôt que de le découvrir sur place.
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Ce qu’il faut retenir
La taxe de séjour croate reste un montant modeste — entre 1 € et 1,86 € par adulte et par nuit selon la ville et la saison — mais elle surprend souvent les voyageurs qui la découvrent au moment de payer, en espèces, chez un hébergeur privé. Les enfants de moins de 12 ans en sont exonérés, les 12-18 ans bénéficient d’un tarif réduit de moitié, et le montant le plus élevé se trouve sans surprise à Dubrovnik. Le bon réflexe consiste à vérifier les conditions de réservation à l’avance et à garder un peu de liquide de côté, pour un séjour sans accroc. Pour compléter votre préparation administrative, notre guide des formalités pour la Croatie récapitule les autres points à vérifier avant le départ.
Questions fréquentes
Combien coûte la taxe de séjour en Croatie en 2026 ?
Comptez en moyenne entre 1 € et 1,86 € par adulte et par nuit selon la ville et la saison. Dubrovnik est la plus chère (1,86 € en haute saison, avril à septembre, contre 1,33 € hors saison), Split et l'Istrie (Rovinj, Poreč...) se situent autour de 1,60 € en haute saison et 1,06 € hors saison, et les zones moins touristiques autour de 1 €. Le montant exact dépend de la commune, de la catégorie d'hébergement et de la période de l'année.
La taxe de séjour est-elle incluse dans le prix réservé sur Booking ou Airbnb ?
Ça dépend. Dans la majorité des hôtels et grandes structures, elle est intégrée au prix affiché. Dans les hébergements privés (chambres, studios, appartements chez l'habitant, jusqu'à 4 lits principaux), les propriétaires ont le droit de la facturer séparément, en cash, à l'arrivée ou au départ. Vérifiez toujours la mention 'taxe de séjour non incluse' dans les conditions de réservation avant de partir.
Qui est exempté de la taxe de séjour en Croatie ?
Les enfants de moins de 12 ans en sont totalement exonérés. Les adolescents de 12 à 18 ans paient un tarif réduit de moitié par rapport au tarif adulte. Certains groupes spécifiques (personnes en situation de handicap accompagnées, groupes scolaires organisés) peuvent aussi bénéficier d'exonérations selon les communes, mais ce n'est pas systématique.
Faut-il payer en espèces ou peut-on régler par carte ?
De nombreux hébergeurs privés, notamment les propriétaires de chambres et studios, demandent un paiement en espèces (en euros) à l'arrivée ou au départ, séparément de la réservation. Ce n'est pas une arnaque : c'est la pratique standard en Croatie pour cette taxe, qui doit être déclarée nominativement à l'office du tourisme local via le système eVisitor. Prévoyez donc un peu de liquide même si vous comptez surtout payer par carte pendant le séjour.
La taxe de séjour s'applique-t-elle aussi aux plaisanciers et bateaux de location ?
Oui, il existe une taxe de séjour spécifique pour les personnes séjournant sur un bateau de plaisance en Croatie (location ou bateau personnel), calculée différemment de celle des hébergements terrestres et réglable en ligne via le portail dédié de la Communauté croate du tourisme. Si vous louez un voilier ou un catamaran pour naviguer entre les îles, renseignez-vous auprès du loueur, qui inclut généralement cette démarche dans le contrat.
Le montant de la taxe de séjour change-t-il selon la saison ?
Oui, dans plusieurs villes touristiques comme Dubrovnik, le tarif est plus élevé en haute saison (avril à septembre) qu'en basse saison (octobre à mars). C'est l'une des raisons pour lesquelles deux hébergements identiques réservés à des périodes différentes peuvent afficher un montant de taxe légèrement différent à l'arrivée.